L'histoire d'un chauffeur


 

Je me nomme J, je suis chauffeur depuis 7 ans, dont 6 années passées à bouffer le bitume des routes d'Europe et de Scandinavie, durant ces six années à rouler la plus part du temps plus longtemps (beaucoup plus ) que le temps réglementaires.
J'estime m'en être pas trop mal sortis, cela fait à présent un an que je roule en national et je n'aurais jamais pensé qu'une histoire comme celle qui m'est arrivé puisse justement arriver.
J'écris ce texte non seulement pour vous raconter mon histoire, mais c'est aussi une manière pour moi d'exprimer ce qui m'est arrivé.
Certains termes sont assez crus mais vous comprendrez aisément pourquoi aux fils des lignes


L'histoire ce passe un lundi de juillet, la matinée c'était très bien passée et  j'avais fini mon premier tour.
après avoir chargé pour mon deuxième tour et être passé chez mon patron, j'emprunte l'autoroute Bruxelles - Luxembourg, roulant paisiblement et écoutant une chanson que j'adore qui passait justement à la radio, je fut surpris par un énorme bruit sourd , je regarde dans mes rétroviseurs et aperçois un gros nuages de poussière ainsi que de la fumée.
Peut après une forte odeur de caoutchouc brûler arriva dans la cabine !, j'avais éclaté un pneu.
Ma première réactions fut d'enclencher mes feux de détresse et commença alors à amorcer le freinage, mais lancer à 90 km/h et avec un poids total au sol de 45 T ont ne s'arrête pas sur 10 mètres.
Après 400 mètres de freinages d'urgence, je parvins à m'immobiliser sur la bande d'arrêt d'urgence à hauteur  kilomètre 44.9 ( freinages sur 400 m plutôt pas mal pour le poids que j'avais ).
Étant immobiliser, j'ai alors téléphoner au service garage de la société qui m'emploi , il est alors plus ou moins 12h10-12h15.
Vu que c'était le temps de midi, je me suis dit qu'il n'y aura personne avant 12h30-12h40 !!! vers 12h45 le mécanicien arrive c'est M. je m'entend bien avec M. c'est lui qui vient quasiment à chaque fois que j'ai un ennui mécanique. 
M. se gare avec sa camionnette derrière moi a +/- 1m ou 1m50 de l'arrière de ma remorque, il sort, on échange quelques mots puis on se mets au boulot, M. et moi allons a l'arrière du camion, et plaçons le cric. 
M. a allumé le compresseur, on c'est mis à lever le cric, malheureusement j'avais trop de poids sur l'essieu et le cric n'était pas assez puissant pour lever l'essieu. M. m'a alors demander d'aller chercher le cric à main afin de soulager le cric hydraulique, c'est ce que je fis et effectivement nous avons atteint la bonne hauteur pour terminé de déboulonner la roue éclatée. 
Nous avons alors quitter le dessous du camion et nous avons un peu discuter de tout et de rien, installé entre l'arrière de ma remorque et la camionnette ! en démontant un des tuyaux d'air M. a casser une pipette, après avoir jurer comme il sait si bien le faire M. est monté dans la partie arrière de la camionnette pour chercher une nouvelle pipette et moi je suis aller a ma cabine pour chercher une boisson ou une cigarette, je sais plus très bien. A peine arrivé a l'essieu arrière de ma remorque j'ai entendu une déflagration et vu un gros nuage de poussière; la camionnette c'était encastré de 50 cm dans l'arrière de ma remorque !!!! Ma première réaction a été que le compresseur ai exploser !!! Je me suis alors approcher de la camionnette en me disant, putain, putain de merde, dans quelle état je vais retrouver M. J'ai saisis la porte coulissante de la camionnette, je l'ai ouverte et la j'ai vu M. a moitié sonne, je lui ai demander si cela allait, il m'a répondu ( plus ou moins et il m'a alors avertit que quelqu'un nous était rentrée dedans) j'ai ensuite été voir a l'arrière de la camionnette et en effet une Audi 80 était venu nous percuter a vive allure !!! Je me suis approcher de l'amas de ferrailles pour voir qu'est ce qu'il en était du conducteur ( et /ou) des passagers du véhicule, j'ai vu un homme seul avec sa tête encastré dans le tableau de bord, je me suis approcher, j'ai essayer de lui parler pour voir si il était conscient mais il n'avait aucune réaction !!! j'ai saisit mon Gsm et téléphoner aux secours, j'ai donner une description précise des lieux, dégâts et état du conducteur j'ai ensuite demander aux secours que faire, On ma répondu: rien, ne toucher a rien vous avez fait tout ce qu'il fallait, je me suis alors diriger vers M. visiblement très choquer et lui ai demander si cela allait !!! il avait mal a l'épaule et au bras!, mais vu que c'était plus ou moins sans graviter je suis retourner voir O pour voir s'il n'était toujours pas conscient. Les minutes d'attente après les secours m'ont parue terriblement longue, personne ne sait arrêter sur l'autoroute pour venir nous aider, pour la premier fois de ma vie, je me suis sentit seul au monde et c'est un sentiment atroce. A l'arriver des secours, il ont constater le décès de O., un homme de 73 ans, la vitesse de collision est estimée entre 120 et 150 km/h, a t-il eu un malaise ? a t-il été distrait ? c'est-il assoupis ? tant de question qui reste pour moi sans réponse et ce sentiment permanent de me dire c'est pas possible qu'il ne nous ai pas vu ! Je dois bien avouez que j'ai pas cru au décès de O. jusqu'au moment ou j'ai vu les pompiers le sortir de sa voiture et le mettre sur une civière avec une couverture sur la tète !!! puis j'ai eu confirmation quand les fossoyeurs l'ont placer dans le cercueil. J'ai tenu à regarder tous ses faits pour m'aider a comprendre, et je crois que j'ai choisis la bonne solution !!! Ce qui me perturbe le plus ce n'est pas la mort de O. si tragique que cela peut-être, et je me dit que c'est la fatalité et que M. et moi y somme pour rien et que nous avons de toute façon fait de notre possible pour venir en aide ( malgré que cela étais déjà trop tard ) pour O. Par contre le faite que M. et moi étions entre le camion et la camionnette encore une minute avant la collision m'est insupportable !!! nous aurions pu être écraser comme des crêpes et cela serais non pas un mais trois morts qu'il y aurait eu a hauteur de cette borne 44.9. 
La vie continue pour M. et moi, je suis certain que le visage de O,  resteras graver dans nos mémoires à jamais!! et il faudra vivre avec. 
Je pense en ce moment a M. et ses proches ainsi qu'a la douleur de la famille de O, qui devait sûrement être un mari, un père ou un grand-père, à toutes ces personnes si il en est,  je voudrais leurs souhaitées mes plus sincères condoléances.
Un grand merci aussi aux différents services de secours qui se sont efforcer de nous faire paraître cette accident un peu moins horrible dans nos mémoires. 
Et un grand merci a tous c'est curieux  qui sont passer sans même s'arrêter en nous laissant M; et moi aussi seul dans notre détresse.

 

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